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02/03/2018

II - LA RETRAITE A L'ABBAYE DE HAUTECOMBE, NOUVELLE FORMULE

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  Caput summary ante : 

Résumons en mauvais français Bernois, la situation de départ... Dans l'enceinte historique et hautement spirituelle de l'Abbaye de Hautecombe, des retraites sont organisées pour les ceux-se qui sont en recherche d'un sens à leurs vies terrestres.

Le hasard a choisi de réunir dans une même unité de lieu avec trois couches séparées, car nous ne sommes pas ici, dans un club de perdition des âmes et des corps ( comme  la Galerie Art de  Nuit, à Mijouet-  74 Fillinges, ambiance Genevoise assurée, de 22h à 6 h, 49 euros l'entrée avec une boisson) mais dans un lieu de réflexion avec : Marie-Claire, Charles-Henry, et André...

D'après le stricte et éprouvé protocole des moines, ces trois personnages doivent maintenant ensemble, deviser sur Dieu qui n'a jamais été une mince affaire pour personne...

 

II- Episode deuxième :



Dédé : Vous savez pas si nous aurons quelque chose d'autres à boire ?

Charles-Henry : Je crains cher ami, que cela ne soit pas le lieu pour répondre rapidement à votre attente.

Marie-Claire : Pour l'instant je n'ai pas soif, si ce n'est d'absolu !

Dédé, nerveux tressaillait sur sa chaise paillée. D'une main vaguement tremblotante, il en tirait nerveusement le « rafia »Marie-Claire, ses lunettes cerclées, remontées sur le front, avait les bras et les yeux croisés. Il émanait de sa personne, un doucereux mal-être congénitale. Charles-Henry, se massait le front et se sentit dans l'obligation morale de mener le débat en voyant la gêne de ses partenaires imposés.

C-H : Dieu, a exploité tous nos complexes d'infériorité, à commencer par celui de nous empêcher de nous croire des dieux...

 

 

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M-C : Mais que cela veut-il donc dire ? Commencez pas par perdre de vue, ici dans ce lieu d'élévation et de prière, l'esprit saint. Nous ne sommes pas réunis, en tout cas moi, en aucune façon, pour blasphémer. Votre départ de débat, voyez-vous Charles-Henry, ne m'inspire rien qui vaille, et à Dieu ne plaise, j'attends avec vous deux le partage d'un cheminement spirituel plus élévé et différent...

D : Moi, je ne peux bien discuter qu'avec une chopine. Autour d'un verre, il me semble que les barrières humaines soit moins infranchissables.

C-H : Vous avez raison, cher André, le vin, dans l'histoire compliquée de l'humanité, a plus fait que la théologie, pour rapprocher les hommes entre-eux. Depuis longtemps les ivrognes tristes ont surclassés les confesseurs.

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M-C : Oh là-là, vous vous égarez gravement tous les deux. Il faut parler tout de suite du sacrifice et de l'amour du Christ !


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C-H : Bon, bon, moi je veux bien parler d'amour, mais pour moi, comment dirais-je, oui... l'obsession divine, la vôtre peut être en particulier, évacue l'amour terrestre. On ne peut aimer passionnément, en même temps, une femme et un Dieu. Le mélange des deux érotiques irréductibles, crée une oscillation interminable et tellement dangereuse que depuis dans l'histoire, presque tous les conciles ont élevés la chasteté, en prioritaire vertu. Une femme peut nous sauver de Dieu, de même Dieu, peut nous délivrer de toutes les femmes...

M-C : Arrêtez tout de suite, vous tournez dans tous les sens pour y prendre au passage la main du malin. Que vienne faire ici dans notre retraite, vos considérations alambiquées sur les femmes et le Seigneur ? Avez-vous, un esprit tellement torturé pour de pareilles contorsions intellectuelles. Il y a, ici et maintenant, je l'exige qu'une question, croyez-vous, croyons-nous que Dieu est amour ?

Visiblement énervée Marie-Claire, d'une voix forte et surfaite presque en hurlement, répète-trois fois cette interrogation pour elle, capitale.

D : Hé-ho, elle arrête de gueuler la meuf, moi je commence a avoir mal à la tête de toutes vos conneries !

C-H : Chère madame, j'entends bien que vous voulez rester très ciel à ciel, mais la moindre interrogation sur Dieu, débouche invariablement sur les hommes...

M-C : Non, non ! il y a pour ceci d'autres endroits, le salon de philo, où pour monsieur Dédé, qui n'a visiblement pas appris les codes élémentaires de la politesse, le café du commerce !

Cette dernière remarque à lieu de faire sourire Charles-Henry, cependant poursuivant sur sa lancée :

- Je suis sûr Marie-Claire, que vous pouvez admettre que Dieu, s'installe dans les vides de l'âme. Il louche vers nos déserts intérieurs.

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M-C : Mais vous, vous avec vos égarements vous en avez rudement besoin de Dieu ! Lorsque l'on écoute vos interrogations sataniques, l'on peut s'interroger sur votre démarche profonde durant ce week-end prolongé. La base de notre échanges de paroles se doit d'être théologique. Si cela n'est plus le cas, je vais tambouriner à la porte pour que frère Antoine, m'affecte à autre groupe plus en recherche d'esprit saint.

 

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Dédé, se tape sur la tête et se grattant l'entre-jambes, admoneste dans son style particulier :

- Quoi, putain de putain, je ne comprends à rien, c'est quoi ce jeux à la con, à la gomme  Vous me cassez les "roustons " avec votre théologie de bazar !

C-H: Ah non, Marie-Claire, pour moi la théologie, c'est la négation de Dieu. L'idée folle d'aller chercher des arguments pour prouver son existence m'est insupportable. Il me semble sincèrement que tout ce qui est institution ( théorique religieuse ou politique) cesse d'être vivant. Vous allez sans doute une fois de plus faire la grimace, mais pour moi, il me semble que l'église et la théologie ont imposés à Dieu, une agonie durable...



Polycarpe ( Christian Cornier)

La suite, vendredi après l'office....

07:35 Écrit par Polycarpe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

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