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07/07/2018

PAMPHLET(en 3 fois) CONTRE LA VACHERIE DES LOIS, FAITES AUX VACHES ET AUX HOMMES ...

Partie 1  ( sponsorisé par Lactalis, Monsanto , les groupes Casino, Leclerc et Carrefour)

 

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Depuis le temps qu'ensemble nous ruminons le destin lié à nos mamelles blanches, il fallait bien à l'heure cinglée des vos réseaux à veaux sevrés trop tôt,  qu'une d'entre-elle, en pleine jeunesse, un brin de luzerne intellectuelle activé et un peu au dessus de la " boille " à lait... finisse par se lâcher d'une traite, dans un pamphlet pour s'insurger sur ce commerce devenu informe bouse générale, celui que les hommes font avec notre communauté : nous, les bovidés ..

Moi, mes ancêtres d'écuries me l'ont racontés. Ma famille de souche était à Bellevaux. Mes arrières-arrières grand-mères étaient disséminées, dans de nombreuses fermes familiales.

Ma lignée, elle était originaire d'un lieu-dit  " Les Places " à proximité de la rivière du Brevon et de la cascade. Nous étions peu nombreuses, disaient-elle : deux, trois, quatre, tout au plus.

En ce temps-là, pour les plus riches humains de ce village, il fallait compter nos soeurs animal à clochettes seulement en décimal, l'infâme ferme aux mille vaches n'ayant pas encore germée, dans le cerveau crétin dégradé, des aigrefins managers industriels de Bruxelles...

Deux trois vaches donc, un bon jardin, des poules, huit lapins, un cochon rond et une nombreuse tablée ( avec tout le mal, que tu t'imagines sans doute pas aujourd'hui, avachi dans ton canapé en cuir-fleur de peau d'Abondance, devant la pub de ta télé ou les débilités de ton I-phone ) une famille, vivait...

Etonnant non ? comme vous le disait, Pierre Desproges, le regretté débusqueur de la connerie humaine...

Et pourtant ce temps n'est pas si lointain, où nous connaissions, toutes espèces confondues, certes l'âpreté infini du labeur, mais aussi, une putain de sérénité, de paix entres les inévitables folies guerrières inhérentes (jamais aux bêtes, mais toujours ) aux hommes...

Bichonnés, dans la chaleur de l'écurie attenante à la cuisine, notre délicieuse pitance tombait depuis la grange, dans un délice parfumé et enivrant de saveurs.

Crételle des prés, chiendent pied de poule, brome des champs, pâturin, vulpin des prés, bulbeuse des Alpes, tous ces diverses herbacées, mélangées, bien séchées durant l'automne, durant l'hiver, étaient à chaque fois dans la mangeoire, un festin de grandes reines digne pour vous maintenant d'un gueuleton à 280 euros chez un Marc Veyrat,  (définitivement enivré, tel un cochon reproducteur) deux fois par ses bonnes notes...

Quoi deux fois ? Ses bonnes notes ... Je suis vache !

Oui, je vous l'avais dit, en commençant, mais pas tant en ruminant : celle troisième et retrouvée en étoile du guide Michelin et les siennes (salées) délicatement posées à la Maison des Bois, à Manigod, dans une soucoupe en porcelaine de Sèvres.

 ( la suite 2, la semaine prochaine)

 

Polycarpe ( Christian Cornier)

09:14 Écrit par Polycarpe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |

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